Naissance du jeu du volant — Une hypothèse (joyeusement) trucidaire (1757)
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Le jeu du Volant serait-il le fruit d’une joyeuse et idyllique décapitation ?
Telle est l’hypothèse développée par un poème bucolique publié, en 1757, dans un Recueil de plusieurs pièces d’éloquence et de poésie présentées à l’Académie des jeux Floraux l’année M. DCC. LVII. (Poème à retrouver en intégralité en annexe)
À suivre son auteur, M. le Chevalier d'Espinasse, l’instrument virevoltant du jeu (le volant), aurait été confectionné à partir de l’ablation de la charmante tête d’un infatué et ravissant damoiseau. Prélèvement suivi de l'implantation de quelques plumettes pour améliorer le vol de cette gueule d'ange !
L'emplumé jouet, qu’au XVIIIème siècle, gentilhommes et gentes dames se plaisaient à échanger sur l’herbette, tout en contant fleurette[1], aurait ainsi été conçu en prélevant la « tête avec art ajustée » d’un jeune coquet brusquement décédé, celle d’un sot et séduisant jouvenceau totalement imbu de sa personne, obnubilé par son reflet. Un Narcisse « nouveau qui se contemple et s’admire » ! L’étêtement de l’écervelé vaniteux se serait accompagné d'un ratatinement de sa gracieuse caboche, puis de l’embellissement de ce « bouchon » par l’ajout de plumes, d’ailes de papillons et autres ailettes des plus chatoyants coloris…
À se laisser porter par cette Idyle [2], le jeu du volant (cet ancêtre prémonitoire du badminton moderne) serait un cadeau fait à la « Race mortelle » par l’archange Ariel [3], qui observant du « séjour du tonnerre » (des cieux), « les êtres vivants qui rampent sur la Terre », eut tôt fait de repérer un « jeune Petit-Maître » d’« élégante figure », fardé et paré d’habits raffinés (référence sans doute à la comédie de Marivaux, Le Petit-Maître corrigé et à ses « ridiculités » – 1ère représentation 1734).
« Dans cet état brillant », le godelureau égocentré (un Parisien sans cervelle) « tourne, papillonne / Va [et] revient ». Il se mire dans la Seine, s’agite, folâtre et « n’écoute personne ».
Mais, tout-à-trac, au détour d’un vers du poème, sans l’once d’une explication, le frivole décède au « retour d’un festin »… (over dose festive ou zigouillage pour une bonne cause à venir… !)
Très réactif, Ariel voit dans ce décès inopiné et finalement (comme nous le verrons) providentiel, une intéressante opportunité ! Autant tirer profit de la frimousse d’un si séduisant cadavre… d’un être au visage d’ange qui, il y a peu, faisait se pâmer les Belles.
Mais comment partager le « céleste apanage » d’un « être si charmant » ? Comment en faire profiter le plus grand nombre ?
Pour trouver réponse, Ariel, escorté d’un essaim de Sylphes (des « Esprits aériens ») [4], plonge dans « l’Empire des Gnomes » [5], ce royaume sous-terrain où les trépassés (qu’ils soient Princes ou Héros) perdent définitivement tout leur « éclat », ne sont plus que des ombres. En ces lieux obscurs, il demande quelques éclairages à leur chef, Ombriel.
Pour le démon, le corps du Petit-Maître, macchabée encore tout pimpant, pomponné et parfumé, peut se révéler fort utile : « S’il peut vous éclairer, c’est son plus beau destin / Poursuivez à loisir vos recherches sublimes / Dévoilez la Nature & sondez ses abîmes ». Voyez si cette tête charmante renferme une quelconque « valeur » ? Suggestion qui invite à trancher dans le « vif » du sujet (sans doute encore légèrement palpitant), à le « scalpéliser » !
Décollation / coloration
Aussitôt, les Sylphes, chaperonnés par Ariel et portés par un « zèle impétueux », coupent « cette tête objet de tant de vœux ».
Mais, Ô surprise, « prodige inconnu » : la tête détachée, ayant « rompu sa chaîne », « saute… s’échappe. On ne la tient qu’à peine » !
Bien qu'ébahi, le génie du feu (qui assistait au déroutant phénomène) promptement déploie sa « flamme élémentaire » et change la chevelure de la boule bondissante « en un tissu charmant ». Puis, intensifiant son ardeur, il rétrécit « l’élégante figure » jusqu’à ce qu’elle ne soit « plus qu’un reste calciné »… de la grosseur de Progné (soit d’un crâne d’hirondelle) [6].
Le ratatiné n’en conserve pas moins toute sa vigueur : « Il palpite, il s’élance, il bondit dans la main » !
Illico, Ariel, « poursuivant son dessein », arrache « une plume à Zéphire », dépouille de leurs ailes divers papillons, récupère les ailes des Sylphes, et s’empresse de polir, embellir et façonner une couronne dont il orne « la tête folâtre ».
Son œuvre achevée, il lance sa création « dans le vague des airs ». Et là, « nouveau phénomène », l’ouvrage fend l’« espace humide »… Il accélère, volplane, virevolte !
Toutefois, « un reste de poids change ce vol rapide / Il retombe… [mais] repart ». Car, « tour à tour », les Sylphes s’appliquent à agiter cette « tête » qui, infatigablement, « s’élève en tourbillon, tourne & se précipite ».
Le divertissement semble fort apprécié des sylphes, dont il apaise la « violence ».
Aussi, Ariel, constatant les bienfaits que « procure à sa Cour sa main industrieuse », s’empresse-t-il de faire profiter les humains de « la découverte heureuse » : « Et le Jeu du Volant, & les biens qu’il recèle ».
Un jeu qui s’avère être un « plaisir innocens »... L’amusement qui tous enchante « invite à des plaisirs / qui ne suivent jamais, ni remords, ni soupirs ». À l’inverse, sans doute, des jouissances coupables induites par la luxure [7] et autres plaisirs de chair (voir sur ce thème de l’innocence préservée : « Le Volant, un jeu de Pucelle ») [8].
Ainsi a-t-il suffit de quelques manipulations (certes divines et radicales) pour métamorphoser un « inutile » Petit-Maître, transformer un « orgueilleux » qui passait son temps à se pavaner, en l’instrument d’un jeu d’agrément, apaisant et chaste ! Un amusement anodin, offrant des plaisirs naïfs, dénués de toute culpabilité.
Morale de la fable : « Tout peut être fécond et produire le bien » !
Voir également sur ce blog : «La naissance du jeu du volant, ou la mésaventure d'un Amour étourdi (contribution à la mythologie du badminton)»
Notes :
[1] ↑ Cf. « Les jeux de l’amour et du volant », août 2022, lavieduvolant.org
[2] ↑ Dans l'Antiquité grecque, une Idylle était un poème pastoral, portant « sur la vie rustique ou les amours de bergers. [...] Par extension [...] une idylle est une œuvre contemplative d'inspiration bucolique, que ce soit en littérature, en peinture ou en musique » (Source LaPoésie.org)
[3] ↑ Ariel (« Lion de Dieu » en hébreu) est un archange de la mystique judéo-chrétienne, symbole de force et de courage.
[4] ↑ Les sylphes sont des « êtres surnaturels, composés des plus purs éléments de l'air où ils vivent, dotés d'ailes et qui se déplacent d'un vol léger, rapide ». (CNTRL. Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales)
[5] ↑ Les gnomes sont des créatures surnaturelles humanoïdes de petite taille, des esprits élémentaires en relation avec la terre (leur nom dériverait du grec genomos : habitant souterrain).
[6] ↑ Dans la mythologie grecque, Progné fut métamorphosée en hirondelle par les Dieux après avoir commis, par froide vengeance, un infanticide. Voir Ici.
[7] ↑ Cf. André Rauch, Luxure. Une histoire entre péché et jouissance, Paris, Armand Colin, 2017.
[8] ↑ Dans le poème d’Alexander Pope, La Boucle de cheveux enlevé, auquel notre poète se réfère en introduction, les sylphes « constituent des sortes d’anges gardiens chargés de protéger les jeunes filles ». Cf. « Sylphe (créature) », Wikipédia.
↑ « Le Jeu du Volant, Idyle » (1757) ↑
M. le Chevalier Despinasse [1]
in Recuëil de plusieurs pièces d’éloquence et de poésie
présentées à l’Académie des jeux floraux l'année M. DCC. LVII, Toulouse, 1757, pp. 87-93
(Disponible sur : MDZ - Münchener DigitalisierungsZentrum - Digiltale Bibliothek et Gallica-BnF)
[1] Si le nom de l'auteur du poème n'apparaît pas dans ces pages, on le trouve mentionné au détour d'un «avertissement» (non paginé) placé en début d'ouvrage.
p. 87
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AVIS
Quoique les Dieux du Paganisme présentent un fond très riche pour la Poésie, il n'est pas impossible de plaire en ne les employant point dans les principales machines des ses Ouvrages. Le succès de La Boucle de Cheveux enlevée de M. Pope en est une preuve assez frappante.
Dans cet Ouvrage on essaie les mêmes Acteurs de M. Pope. Les Sylphes & les Gnomes peuvent bien être placés dans une Idyle après que cet Auteur célèbre les a si bien fait réussir même dans un Poème.
Le Peuple Aérien partageait sans murmure
Les soins que l'Univers attend de la Nature;
Des Sylphes de l'Yris préparaient les couleurs,
D'autres du sein des eaux élevaient les vapeurs ;
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N.d.A. : - La phrase latine qui ouvre cette Idyle est extraite des deux premiers verts d'un poème d'Horace : Traduits par : - Dans la mythologie grecque, Yris (ou Iris) est considérée comme la déesse de l'arc-en-ciel et la messagère des Dieux. L'arc-en-ciel «symbolisant ce pont entre la terre et le ciel, entre les hommes et Dieu». Cf. «Iris (mythologie)», Wikipedia) - Les sylphes sont des «êtres surnaturels, composés des plus purs éléments de l'air où ils vivent, dotés d'ailes et qui se déplacent d'un vol léger, rapide». (CNTRL. Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales) - Les gnomes sont des créatures surnaturelles humanoïdes de petite taille, des esprits élémentaires en relation avec la terre (leur nom dériverait du grec genomos : habitant souterrain) |
p. 88
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Ceux-ci poussaient les vents, (a) paîtrissaient les tempêtes,
Et ceux-là dans leur orbe animaient les Planètes,
Quand (b) Ariel content de leurs soins assidus,
Ordonne qu'aux plaisirs les Sylphes soient rendus.
Aussitôt un essaim d'Esprits Élémentaires
Amuse son loisir par des danses légères ;
Un essaim plus actif folâtre dans les airs,
Il gravit sur la nuée ou poursuit les éclairs :
Un Sylphe, pour parer sa beauté naturelle,
Aux rayons du Soleil cherche à dorer son aile ;
Sur un lit de lumière, au gré de ses désirs,
Un autre est balancé par la main des Zéphirs.
Ariel cependant du séjour du tonnerre
Voit les êtres vivants qui rampent sur la Terre ;
Et parmi les Mortels dans les Gaules épars,
Un jeune Petit-Maître occupe ses regards.
Sur les bords de la Seine, où le Monde l'attire,
Ce Narcisse nouveau se contemple & s'admire ;
L'Inde pour le parer enfanta ses rubis ;
Des vers industrieux ont filé ses habits,
(a) Expression de Pope & de ses Traducteurs.
(b) Chef des Sylphes.
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N.d.A. : - Ariel («Lion de Dieu», en hébreu) : ange de la mystique judéo-chétienne (symbole de force et de courage) - Gnide : ancienne ville d'Asie mineure où l'on rendait un culte particulier à Vénus (surnommé Gnidienne). Peut-être aussi en référence au poème en prose de Montesquieu, Le Temple de Gnide, publié en 1724. Poème voluptueux, publié dans un premier temps anonymement, qui connu un très grand succès. |
P. 89
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Les mines ont fourni l'éclat qui les décore,
Et l'odeur qu'il exhale est dérobée à Flore :
Un léger édifice élevé sur son front,
D'aucun Zéphir encore n'a ressenti l'affront ;
L'ivoire en a tracé l'élégante figure,
Une gomme épaissie en soutient la structure
Et le plus pur froment soustrait au Laboureur,
Du Sygne sur sa tête a porté la couleur.
Dans cet état brillant il tourne, papillonne,
Va, revient, interroge & n'écoute personne ;
Tels les oiseaux de Gnide égarés, éperdus,
S'agitent dans les airs lorsqu'ils cherchent Vénus.
Le Sylphe suit des yeux cette marche apprêtée,
Contemple cette tête avec art ajustée ;
De tant d'appas divers fait la comparaison…..
Rien n'y décèle encore le feu de la raison……
« Et quoi, dit Ariel, ce céleste apanage
« D'un être si charmant n'est donc point le partage ?
« Esprit Aériens, fécondez mon ardeur,
« Pénétrons cette tête & pesons sa valeur ;
« Descendez avec moi dans l'Empire des Gnomes
« Là j'ai souvent appris à connaître les Hommes :
p. 90
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« L’élément qui détruit leur éclat emprunté
« Sur nos doutes confus répandra la clarté.
Ils volent, à ces mots, dans des retraites sombres,
Dont jamais l'œil du jour ne dissipa les ombres.
Le Chef de l'élément favorable à leurs vœux,
Ordonne d'éclairer le séjour ténébreux :
Des Phosphores bientôt répandent la lumière ;
Mais les Sylphes des Morts confondent la poussière ;
À leurs pieds sont mêlés Sujets, Princes, Héros,
Bure, pourpre de Tyr, houlettes & faisceaux :
Rien de ce qui brilla ne s'y fait reconnaître…..
« Voilà, dit (a) Ombriel le corps d'un Petit-Maître ;
« La Mort ferma ses yeux au retour d'un festin ;
« S'il peut vous éclairer, c'est son plus beau destin.
« Poursuivez à loisir vos recherches sublimes,
« Dévoilez la Nature & sondez ses abîmes.
Ils suivent aussitôt leur zèle impétueux ;
Ils coupent cette tête objet de tant de vœux ;
a) Chef des Gnomes.
| N.d.A. :
- Phosphorus (porteur de lumière en grec ancien), personnage de la mythologie grecque, personnification de la lumière du matin. - Ombriel est l'un des protagonistes du poème d'Alexander Pope (La Boucle de cheveux enlevée), il y est décrit comme «le Gnome le plus sombre & le plus bourru qui souilla jamais la lumière du jour» (p. 57). |
p. 91
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Il semble au même instant qu'elle ait rompu sa chaîne ;
Elle saute,... s'échappe. On ne la tient qu'à peine.
Ce prodige inconnu, des Sylphes entouré,
Par leur Chef Ariel est longtemps admiré :
Sa voix anime encore un travail qui l'éclaire ;
Le souffle a déployé la flamme élémentaire ;
Les cheveux sont changés en un tissu charmant,
Et le reste est en proie au subtil élément :
L'Agent presse ses coups, & la tête soumise,
Cède & se rétrécit au feu qui la maîtrise :
Elle ne montre plus qu'un reste calciné,
Qui ressemble en grosseur à celle de Progné ;
Ce reste est dégagé de la masse grossière,
Et sa légèreté demeure toute entière :
Il palpite, il s'élance, il bondit dans la main ;
Mais Ariel résiste, & poursuit son dessein.
Dans les nœuds du tissu la tête resserrée,
Une seconde fois voit la rive éclairée :
Ariel avec lui ramène ses Sujets,
Et sa main à leurs yeux offre d'autres essais.
Il arrache, en passant, une plume à Zéphire…..
Elle ne suffit point… Dans l'ardeur qui l'inspire,
Moins vif & moins léger paraît un papillon
Parcourant un jasmin dans le fond d'un vallon ;
|
N.d.A. : - Dans la mythologie grecque, Progné fut métamorphosée en hirondelle par les Dieux après avoir commis, par froide vengeance, un infanticide. Voir Ici. |
p. 92
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Les Sylphes aussitôt, zélés pour son ouvrage,
De leur aile à ses pieds viennent offrir l'hommage :
Il prend de toutes parts, il dépouille, il polit ;
Chaque plume déjà sous ses doigts s'embellit ;
Il presse leur émail, il découpe, il façonne ;
À la tête folâtre il forme une Couronne :
Encore un dernier trait à tant de soins divers,
Et l'ouvrage est lancé dans le vague des airs.
Quel nouveau phénomène !.. Il fend l'espace humide :..
Mais un reste de poids change ce vol rapide
Il retombe,… il repart... Les Sylphes tour à tour
Appliqués à sa course attendent son retour :
Au gré de leurs désirs cette tête s'agite,
S'élève en tourbillon, tourne & se précipite ;
Toujours infatigable, elle excite leurs cris,
Et l'élément ému retentit de leurs cris.
En faveurs de ce Jeu calmant leur violence,
Les Autans déchaînés s'arrêtent en silence ;
Ils ont moins respecté le nid de l'alcion,
Les cheveux d'Adonis ou ceux d'Endimion.
Ariel voit de loin la découverte heureuse
p. 93
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Que procure à sa Cour sa main industrieuse ;
Mais il ne borne point les projets bienfaisants
À garder pour eux seuls ces plaisirs innocents ;
Bientôt il fait connaître à la Race mortelle,
Et le Jeu du Volant, & les biens qu'il recèle.
Ainsi fut transformé celui qui jusqu'à alors
Avait du Peuple injuste essuyé les transports :
Dans ce nouvel état il n'est plus inutile ;
Il ouvre au cœur humain une école fertile.
Le Jeu qu'il a fait naître invite à des plaisirs
Que ne suivent jamais, ni remords, ni soupirs :
Mais le vrai Philosophe y découvre autre chose ;
Il voit le Petit-Maître & sa métamorphose ;
Il abjure l'orgueil ; il ne méprise rien.
Tout peut être fécond & produire le bien.
Courage… À vous… Encore…
À ce reste... Sans plus.
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